Les faits papillon

novembre 26, 2009

 » La violence de la femme est dans ses charmes.  » – Jean-Jacques Rousseau.

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Il paraît que derrière chaque homme se cache une femme, je crois que derrière beaucoup d’hommes se cache un âne, en panne d’arguments lorsque l’une d’elle me dit « ce sont tous des salops », navré que dans les contes modernes le prince charmant se transforme en crapaud. Je n’suis certainement pas un exemple de droiture, mais pas d’faux pas à la fidélité, aller voir à gauche, à droite n’est pas rentré dans ma normalité. Je n’dis pas qu’aucune d’elle ne m’a jamais trahi ou ne m’a jamais déçu, mais je n’suis pas d’ceux qui ont besoin de lever la main pour prendre le dessus, ceux qui s’présentent la femme comme les pétasses qui s’trémoussent dans les clips, c’est ça l’problème un qui pense avec son cerveau contre dix qui pensent avec leur slip. J’ai pas d’respect pour toi quand tu comptes le nombre de celle passées sous tes draps, j’en ai pour celui qui compte le nombre de fois où elle était la quand il pleurait dans ses bras, ça peut t’faire rire et pour certains ça pourrait même être démodé, mais aucun attrait pour celle qui n’a besoin que d’une soirée pour se dénuder.

 

A l’heure où plus que la grippe la publicité contamine en laissant le culte de la beauté dans la tête des gamines, elles adoptent les images faussées en hausse dans les magazines people, délaissent leur personnalité pour adopter celle de leur idole. Des journaux pour mecs, font la première de couverture, elle y perdent leur vertu dans des photos très peu vêtues, de mon esprit je n’ai pas de problème d’ouverture, plutôt d’adaptation, à la tendance actuelle, à la misogynie en ascension.

 

Juste une pensée, en décalage avec celle de mon époque, là ou les gamins apprennent plus sur internet que sur les bancs d’l’école, la pornographie a tué le stress et le charme de la première fois, j’me rends bien compte que l’insouciance est derrière moi. L’espoir réside dans ceux qui pour elles ont du respect, qui malgré les blessures et les désillusions ont su rester. Il s’agit pas d’faire l’apologie du sexe féminin ni même de diaboliser celui auquel j’appartiens, la faute est à répartir, entre celui qui la trompe sans s’repentir et celle qui dit je t’aime, sans rien ressentir.



Simon

novembre 25, 2009

 » Quitte à chanter quelque chose, je chantonne l’humanité  » – Rocé.

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 10:03

Plus d’une fois la Marseillaise a été sifflée, et plus d’une colère autour de nous a résonné. Gardons la tête froide, et chantons l’hymne en silence, quitte à interdire le stade à ceux qui, imprégnés d’ « odeurs », font du « bruit ».

Comme la plupart de ceux qui ont sifflé la Marseillaise, je suis Français. Comme certains d’entre eux, mon teint porte en lui des couleurs d’ailleurs. Beaucoup s’attardent sur ces couleurs d’ailleurs quand elles se mélangent à une mélanine d’ici. Et puis si c’est pas la paralysie que ce teint provoque, c’est la curiosité. Une fois le pied levé depuis les « barres d’immeubles de chez nous » pour atterrir chez les « autres », la curiosité se fait dévisager sur fond de méfiance. Elle, elle se crispe discrètement sur son sac à main et se décide innocemment à changer de trottoir. « T’es parano », voilà la réponse. Lui, il a appuyé sur la fermeture centralisée. Permets-moi de douter quand la paranoïa se conjugue à autant de coïncidences.

A l’étonnement et la curiosité, succède naturellement la suspicion. Rouler en voiture ou marcher à pieds ne changera rien, c’est le traditionnel contrôle d’identité. Histoire de te signifier qu’on n’est pas sûr que tu ressembles à « Nous », histoire de te dire que t’as des cheveux à lisser et une peau à éclaircir. Tu te fais finalement à l’idée que t’es un Usual suspect, mais t’as pas la jambe qui va avec. Pour ton bien, évite de parler de « blanc », car ceux aux yeux de qui tu es un « arabe », un « jaune » ou un « noir », le prendront mal.

Avant toi, tes parents portaient en eux les germes de la suspicion. Manque de pot, t’en as hérité par procuration. Depuis combien d’années triment-ils pour trouver un logement? Et quand ils le trouvent, combien de temps encore pour le rendre décent? Le miroir de l’illusion vole en éclats quand on s’aperçoit que tu manies mieux le verbe que la génération de tes parents, quand on s’étonne que t’aies intégré un lycée où t’as eu ton Bac. Et je t’épargne les yeux globuleux auxquels les miens font quotidiennement face quand je me trouve obligé de jurer que je suis à Sciences Po. « Wallah que c’est vrai », leur dis-je. Paraît que c’est tellement peu probable.

Peu probable comme le fait de savoir parler le Français, de l’écrire sans faute, comme le fait d’entreprendre les mêmes études que certains « blancs », comme le fait de vouloir s’amuser en boîte sans agresser, comme le fait de rouler dans une voiture sans l’avoir volée, comme le fait de passer les frontières d’une France à deux vitesses sans être arrêté, comme le fait de répondre « je viens d’ici » à la question « tu viens d’où? », comme le fait de désirer un logement pour y vivre décemment, comme le fait de prétendre à des emplois dévolus aux autres, aux Français. A vrai dire, c »est tellement peu probable…

Si, comme beaucoup tu dénonces ces mal-éduqués qui me ressemblent tant et sifflent la Marseillaise, condamne avec la même fermeté la Mère-patrie qui les siffle quotidiennement.

Moussa

novembre 9, 2009

 » En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire  » – Georges Orwell.

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 12:02

Une fois n’est pas coutume, le mur de Berlin s’est écroulé pour la deuxième fois. Naturellement, nous sommes tous berlinois…Pour l’occasion, arrête ta musique et accorde-toi quelques minutes sur ces lignes.

Je t’épargne les dernières notes musicales qui s’offrent à ton ouïe si elles font vibrer Michael Jackson. Parce que, depuis sa mort, nous sommes inexorablement devenus ses fans. C’est aussi étrange qu’il y a quelques années, nous étions tous des enfants, ceux qu’il « aurait» violés. Avant la temporaire fascination à l’égard du « dieu de la pop », nous étions Iraniens. Tu te souviens? Nous brandissions tous des pancartes imprégnées d’un virulent mais juste « Where is my vote? ». D’ailleurs, avant de s’en émouvoir, nous nous mouvions d’un pas ferme vers la sortie du bâtiment de l’ONU lorsque Ahmadinejad prit le micro à Genève.

Toujours pas? Laisse-moi te rafraîchir la mémoire. J’ignore si je t’avais dit, mais entre ce moment où la Mère-patrie nous a ignorés et notre adoption par Michael Jackson, quatre millions de morts ont péri dans une guerrilla sauvage qui met encore à feu et à sang le Congo. A ce propos, que devient le Tibet? Quelle démocratie profite aux Afghans? Quelle paix désarme les Irakiens? Dans quelle piscine nagent les rescapés du tsunami?

Peu importe, aujourd’hui nous sommes Berlinois, c’est Berlin et uniquement Berlin qui nous intéresse. Berlinois parce que citoyens du monde à ce qu’on dit. Ce citoyen du monde qu’on prétend être demande une nationalité aussi vite qu’il la renie pour se faire naturaliser ailleurs, là où on veut bien attirer son attention. Il était Tibétain hier, Berlinois aujourd’hui et sera peut-être Américain demain. Il est apte à détailler les étapes de la mort du roi de la pop mais ignore quand l’âme de son son grand père s’est éteinte. Ce citoyen du monde abolit aujourd’hui le mur de Berlin, mais se rend complice d’autres murs encore en érection entre les riches nord-américains, et les faces de tortillas; il contemple au loin le mur qui sépare les barbares palestiniens des civilisés israéliens; il s’est même arc-bouté au sommet du mur qui déchire les deux Corée. Mais de temps en temps, entre deux vacances en cinq étoiles au Maroc ou au Sénégal, il lui arrive de s’indigner des corps échoués sur les rochers qui jalonnent le mur séparant l’Afrique de l’Europe, l’Enfer de l’Eldorado.

Depuis trop longtemps on s’est drapés d’une généreuse prétention à la fraternité. Maintenant, comme moi, te voilà nu(e). On n’est citoyens du monde qu’à nos heures perdues. Nos heures vivantes sont réservées à notre microcosme. Parce qu’à la vérité, on a oublié de penser avec notre cœur ce que nos yeux voient et nos oreilles entendent à longueur de journée. On a même oublié de penser à ceux qu’on ne voit pas, à ceux qui, dans la nécessité, rêvent d’un remède face à notre cécité. On a oublié de penser par nous-mêmes, preuve en est qu’on nous dicte à quoi penser. Forcément, si on nous sert à manger notre lot de fausses culpabilités au quotidien, il faut sans cesse rééquilibrer les dosages. Hier c’était une guerre ou un attentat, demain ce sera le bikini de Carla Bruni.

Et après demain, qui sait, peut-être qu’on pleurera l’infarctus qui a insidieusement pris pour cible les quelques cœurs pourvus du sens de l’Histoire, du sens des valeurs. Ceux qui, à défaut d’avoir, quêtent le sens de l’être.

Moussa

novembre 3, 2009

« Un homme qui a peur ne peut pas changer le monde, il protège ses acquis » – T.Ramadan

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 10:03

« Yes we can » a dit un jour un bonhomme visionnaire. Comme des millions, on y a cru, et certains continuent à y croire. Et nous dans tout ça? A peu de choses près, qu’on y croie ou pas, on reste assis. Et c’est parce qu’on demeure assis à s’user que tout paraît démesuré. Inspirant dans une shisha, ou côtoyant des substances végétales, on philosophe sur le monde puis on le refait, à la guise de son poing ou de sa plume. Maintenant, quand on convoque « Révolution » on évoque le passé. Les rêves semblent avoir été dépassés. Place à la réalité, nul besoin de laisser-passer. Celle du chacun pour soi. Puis avant de nettoyer le monde, balayons devant notre microcosme. Sur les autres on ferme l’oeil, assis sur notre fauteuil, le chauffage nous réconforte et nous conforte dans l’idée que changer le monde, c’est pas possible.

« No we can’t » répond le bonhomme qui écrit ces lettres. On ne peut pas s’attacher à son nombril et observer passivement le monde partir en vrille. On ne peut pas faire tout un film pour un ongle cassé quand certains les rongent pour emplir leurs ventres gonflés par le vide. On ne peut pas parler sans agir. On ne peut pas agir sans réussir. On ne peut pas espérer sans entreprendre.On ne peut pas dire qu’on ne peut pas.

Alors si tu veux croire à « Yes we can », commence par t’apprendre que « Yes you can ».

Moussa

Drôle d’époque.

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 9:56

Ce matin j’ouvre les yeux la tête pleine de regrets, pas le sourire, le thermomètre affiche à peine vingt degrés, j’sors de mon lit, soupire. C’est le début d’une de ces journées, celle où tu réussis a t’effrayer dans le miroir, attrape une chaussette blanche, une noire dans un fond d’tiroir, dix minutes plus tard j’manquerai d’peu d’finir ma nuit dans mon bol de chocapics, aujourd’hui, aucun motif mais j’suis déjà sûr de mettre à l’épreuve ma résistance émotive.

A l’abribus, une bande de jeunes me dévisagent, rien à voir avec le fait qu’j’sois mal rasé, pas l’temps d’envisager, j’pose mes fesses sur le quart de banc restant, la petite grand mère arrivée deux minutes trop tard tracera sa route en pestant, et pendant c’temps j’écarte les écouteurs qui déversent un flow de BPM dans mes tympans. Loin de moi la prétention de n’écouter que de la qualité, mais une chose est sûre, mes voisins d’banc sont en conflit avec la musicalité, les hauts parleurs de leurs portables saturent, pas de flow, pas d’instruments, aucune qualité d’écriture, une sorte de feuille blanche, au centre une grosse rature. Le bus arrive enfin, j’caresse l’espoir d’une place assise, en vain. J’remets mes écouteurs lassé par la discussion de 2 pseudos-bogoss-commercial, à vrai dire j’suis pas sur que vendre des volets aux p’tits vieux soit un boulot fiable, mais je jugerai pas en tant qu’étudiant à mi-temps sans emploi, on peut pas dire que ma situation soit stable. Ce n’est que trois arrêts plus tard qu’on rentrera dans le vif du sujet, bienvenue dans le quartier où on connait le mot « dépense« , mais pas celui de « budget« , j’me frotte les yeux, secoue la tête, j’ai l’impression de voir double, triple même, le sweat capuche facon collège américain c’est « sympa », mais je saisis pas pourquoi ils portent tous le même ? C’est à peu prés à ce moment précis qu’j’ai atterri, j’peux te dire qu’le choc m’a fait regretter Space Invaders sur Atari.

Mon arrivée sur le campus me fera esquisser le premier sourire de la journée, une bande de « sportifs » qui bombent le torse et rigolent une fois qu’t’as le dos tourné, se sentent obligés de s’étaler sur le passage piéton limitant mon passage, un coup d’épaule plus tard, j’trace ma route et eux s’excitent, j’suis pas sûr d’avoir saisis le message. Les bancs inconfortables de l’amphi’ ont pour avantage de stimuler l’inspiration, « Alors moi plus tard je serai…euh je serai… » bon d’accord l’avenir n’est pas encore dans mes aspirations. Aujourd’hui m’occupe déjà assez, ça m’empêche pas de penser à demain et de garder un pied dans l’passé, garder en tête celui que j’ai été et ce qui fait ce que je suis, toujours en décalage avec ce que beaucoup suivent, rien de volontaire mais la nécessité d’me démarquer, rien à foutre j’viendrai sapé en Père Noël au bal masqué.

Tout ceci n’est que mon avis, mon objectivité subjective, considère ça comme une fille moche dans une tenue suggestive. On vit sur la même planète mais on vit pas dans le même monde, et pas seulement depuis qu’les enfants sont élevés par les ondes. Et pour le dire, plutôt que la métaphore, j’use de l’exagération, à toi qui crois que Facebook réglera tes problèmes de locution, arrêtons d’sauver les baleines, sauve ton écriture, on frôle l’aberration. A toi qui comme les autres sont scotchés sur les rails, que tu les suives ou qu’tu t’les mettes dans l’nez, j’ai vraiment l’impression d’être en retard, ou en avance de quelques années, j’suis sous l’choc, putin j’me suis trompé d’époque !

Simon

 » Cupidon est aveugle mais une de ses flèches t’as touché. Dans la matrice il y a eu un bug, ta lucidité est partie se coucher  » – Soklak.

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 9:55

On passe notre temps à se croiser, à s’entasser dans les transports en commun, à ignorer le monde qui nous entoure posant occasionnellement notre regard sur certain, sur certaine qui nous conduiront à l’horizon lointain ou sur une route incertaine. Sur cette dernière je me suis souvent perdu, entre histoire sans fond, sans fin puisque sans début. De tous les maux, ceux d’amour restent les seuls que ma plume ne peut expier, et pourtant en tête tant de bon moment me coupant encore le souffle, m’empêchant presque de respirer.

J’ai entendu que « Les histoires d’Amour c’est comme les voyages en train ». A force de retards , mon cœur s’est mis en grève. De toute façon, disent-elles, aime-moi ou crève. On attend de chaque aventure qu’elle nous fasse respirer et, une fois sa saveur inspirée, tes mots doux à l’oreille soufflés, le cœur finit par s’essouffler. Parce qu’en vrai, on ne sait pas de quoi demain sera fait. Alors ensemble on le fait, et au pied d’un lit défait, on pense à nos folies, regrettant leurs méfaits. Il n’empêche qu’on le refait. On s’assure que demain c’est loin, que le cœur chavirera pour un nouveau cap, et on prie pour que jamais nos bêtises ne nous rattrapent.

On en écrit des lettres, on le pratique ou le vit, il a poussé certain à vivre d’autre à s’ôter la vie, je l’aborde la plume entre mes larmes et mon sourire, entre mes vagues à l’âme et mes souvenirs. J’ai souvent crié son nom, prôné ses lettres de noblesse, préférant garder en tête les bons moments que les mots qui blessent.

Place à la facilité, on laisse les sentiments librement s’exprimer. Amoureux rompu à l’idée de blesser, en réalité c’est ton cœur qui va être délaissé. Lesté à croire qu’aimer c’est avant tout partager, j’ai vu des égoïsmes s’exprimer, des attentions s’abimer, des sentiments périmer dans ces cauchemars à jamais imprimés. J’suis pas fan des relations avec date d’expiration, et me pose souvent des questions. Profiter ou se poser, copuler ou s’reposer, se cacher ou s’exposer. Mais tout homme fort a un cœur faible, et quand réfléchir fatigue, on pose sa tête sur le sable et on se laisse aller aux vagues.

Si le cinéma en dresse une image à l’eau de rose, il alimente ici les battements de mon cœur, retranscrit, en prose. Je n’ai ni l’art ni la manière, je me contenterai de ma maladresse, sans être de ceux qui pensent aux conséquences, plutôt du genre à foncer tête baisée même à sens inverse.

Constamment secoué est notre vécu, l’amour obsède chaque âme déçue. Si on dit qu’il rend aveugle, la trahison rend la vue. Prisonnier de la colère, mon cœur est en garde à vue. En quête de libération, j’ai d’abord trouvé la liberté. Je n’ai jamais semé l’Amour pour récolter la Haine. Très vite le passionnel devient superficiel. Quand le diamant se change en pierre, qu’on se ment jusqu’aux viscères, la lumière s’enfonce sous terre, place au mensonge et à l’éphémère.

On peut être heureux de rien, le malheur n’écarte pas ceux qui ont tout, se contenter de peu aura surement était notre meilleur atouts, les médisants au placard on les enmerde tous. Jamais de demi-mesure, pour vivre heureux on vivra caché ou alors on vivra libre, et pour ceux qui mettent des battons dans les roues j’tourne la page, inutile de changer d’livre. Ma reconnaissance va à chacune d’elles, encore présente ou non dans ma vie, elles ont fait hier ce que je suis devenu aujourd’hui, et peu importe si c’est en m’embarquant dans des pièges à éviter, des avances à décliner, des promesses sans vérité, ou en me faisant voguer vers l’horizon, à l’origine de mes sourires et pour vivre, me donnant une raison. Ces rimes sont pour chacune d’entre elles, à aucune en particulier j’m’adresse, considère ceci comme une lettre ouverte, sur l’enveloppe un tampon « inconnue à cette adresse ».

L’âme en proie à des tragédies, on naît acteurs à ce qu’on dit. Dans ce film qu’est ma petite vie, c’est chacune de ses actrices que je remercie. Aussi bien celles que j’ai chéries que celles qui m’ont menti. Des hypocrisies aux mille et une folies, c’est à l’aune d’un tout qu’une relation s’apprécie. Tôt ou tard, la réalité succède à ces fantaisies et le cœur s’accorde quelques anesthésies. S’il faut oublier pour aimer, n’hésite pas et opte pour l’amnésie

On le connait sous plusieurs formes qu’il soit inattendu, passionnel ou camouflé, il existe sans code, sans norme, il te fait voyager si bien qu’j’en ai encore le cœur essoufflé. Mais ne vous détrompez pas, si il a réussi à me faire exposer le blanc de ma dentition, il aura humidifié ma rétine, laissé un gout salé au coin des lèvres lorsque le cœur en rétention, dans les mains de celle qui jonglera avec ou en prendra soin avec précaution.

Simon & Moussa

Introduction

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 9:53

Blog né d'une discussion un soir étoilé, on compte sur ta lumière pour le faire briller.

Au commencement était le verbe. Exacerbé par l’être humain, un cœur entre ses mains, le verbe conjugué et mal jugulé éveilla deux esprits subjugués. Ils accouchèrent d’une écriture, s’armèrent de deux claviers en rupture.

Loin de nous la prétention de la vérité absolue ou de la science infuse, diffuse juste une conscience, poétisée par la plume pour substituer l’éloquence. Notre seule inspiration couplée à l’encre de nos bics, les yeux fixés vers l’horizon, spectateurs d’un monde oblique, la simple recette à l’origine d’une infinie succession de rimes.


Deux plumes éprises de justice, parfois reprises de justesse, désabusées par un monde diforme, aiguisèrent leurs formes. Entre une ligne et deux virgules, les idéaux débordent de notre bulle. Rêver d’un nouveau monde peace ou accoucher de toutes ses immondices. Le dilemme relève du sacrifice.

Associer les figures de styles et les formes pour dissocier les normes, s’éloigner de la normalité pour rejoindre l’original, un duo de poètes sous perfusion musicale. Pas de surplus juste du vécu à distiller, du bout du stylo pas de phrase stylée, on respire la vérité et l’authenticité s’en expire. Pas là pour se plaindre du monde qui nous entoure, on s’en inspire, loin de nous l’idée de pouvoir le sauver, simplement l’écrire.

Un faible bagage, une valise en bas âge, et deux plumes qui multiplient les hommages. Hip Hop, débats sur les Street Shop, et des Lolipop plein le Ipod. Blog Game? Vire tes anglicismes, sinon c’est l’ostracisme. Pas le temps de jouer, car pas de jeu, un seul enjeu: substituer le Nous au « je ».

Nulle prétention de marquer un tournant à notre époque, on jette un pavé dans la marre des millions de blogs glauques. Blog né d’une discussion un soir étoilé, on compte sur ta lumière pour le faire briller.


Si la nuit porte conseil, on est rempli de la sagesse de nos insomnies, enfants oubliés par le marchand d’sable, en constante quête de musicalité on fait danser nos vocables. L’idée est simple, une combinaison d’incompatibles à la rime acerbe, en quête du maniement parfait du verbe.


Satisfaits si la forme t’attire, c’est sur le fond qu’on transpire. La devise: respirer la vérité et espérer la mériter. On espère que ton aller ici sera sans retour. Sur ce, bon détour.

Moussa (Moussdu84) feat. Simon (Hiphopment-votre)

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