Les faits papillon

mars 13, 2010

«La dictature c’est « ferme ta gueule » et la démocratie c’est « cause toujours »» – Jean-Louis Barrault.

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Voilà quelques mois que le casting a commencé. Sur le podium défilent des hommes, des femmes, tous prétendant porter la Vérité. Ils parlent de « Nous » les Français, et parfois de « Eux », ceux qui ne satisfont pas aux critères définissant notre chère identité nationale. En l’espace de quelques semaines, tous se sont parés de subterfuges pour solutionner nos problèmes. Des couleurs en guise d’idéaux, des projets pour illustrer leurs idées hautes.

Chaque défilé de mode a périodiquement l’avantage de reproduire la même scène. D’un côté les déchus, ceux qui ont fatidiquement réussi au précédent défilé. De l’autre, les nouveaux prétendants, vêtus de nouvelles idées apparemment en rupture avec celles désormais démodées de leurs rivaux. Une nouvelle saison s’ouvre... Dans les coulisses, toujours les mêmes designers. Ils savent ce que le public désire contempler. Eux seuls sont en osmose avec l’air du temps et les besoins des gens. Un vieil adage dit que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ». A quelques ingrédients près, c’est toujours la même recette. Et lorsque vient le temps d’y goûter, le public affamé est tellement attiré par les nouvelles épices qu’il dévore le pot sans plus tarder.

Et comment ne pas être tenté… Quand ces cuisiniers font passer leur élitisme pour de la démocratie. Lorsqu’ils agitent l’épouvantail de la peur et se posent en messies pour nous sauver. Lorsqu’ils nous parlent intérêt général et peinent à se projeter plus loin que leur intérêt personnel. Lorsqu’ils nous parlent loyauté et n’hésitent pas à sceller des alliances pour accéder au trône. Pas le trône au service du peuple, le trône au dessus de ce dernier.

Au final, la politique c’est un peu comme une pâtisserie de luxe. Tout spectateur, par principe ou par hypocrisie, récuse le gaspillage que cette pâtisserie représente et milite pour que chaque personne ait droit à sa part. Mais une fois que ses lèvres ont approché l’assiette, il pense déjà au prochain croc que la pâtisserie va subir. Et s’il n’a pas les couverts, il fait croire au serveur ou à son voisin de table qu’il désire un couteau pour partager le gâteau. Au gré des bouchées, l’idée d’intérêt général a vite gagné l’estomac: il paraît que l’appétit vient en mangeant.

Dans ces conditions, avoir foi en une rupture face à la continuité, ou croire qu’une révolution de l’intérieur est possible, c’est supposer que la politique met en scène certains hommes et femmes honnêtes. Manque de pot, personne d’honnête ne veut vraiment faire de la politique. Et dans ce grand restaurant qu’est la démocratie, chaque serveur se sert de ses clients tout en faisant croire qu’il les sert.


Moussa.



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mars 1, 2010

« Il est peu de plaies morales que la solitude ne guérisse. » – Honoré de Balzac

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 1:57

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Toujours près des miens, sans jamais être vraiment des vôtres, peu importe ce que sera demain, quelque part j’aime croire que le monde est autre. D’un côté le sentiment d’appartenir, de l’autre celui d’être libre, le défi c’est d’mettre de l’eau dans son vin sans en perdre l’ivresse de vivre. Me retrouver seul est un moment qu’il m’arrive souvent de convoiter, la solitude n’est pas à fuir, elle est à apprivoiser. Beaucoup s’en plaigne, cherchant à tout prix à la combler, difficile de finir un puzzle si celui ci est incomplet. Je m’en suis accommodé, l’utilise à bon escient, il est plus facile de connaître le monde en se connaissant.


On répète souvent les même erreur, jusqu’à ce qu’enfin nous réalisions, difficile de bâtir la confiance sur une terre de trahison. J’me souviens ce qui a fait de nous des amis, une force pour que s’essouffle les effort de notre infortune, mais tous c’qu’on garde aujourd’hui en commun c’est l’simple fait qu’on vienne d’la même commune, si rien ne nous rapproche inutile de faire comme si, ca évitera encore une fois d’se retrouver sur le coccyx. Rester fidèle à soi même, difficile parfois de n’pas se détourner, surtout quand on attrape des crampes à tendre la main au dos tourné. Pourquoi mettre du cœur à l’ouvrage afin d’combler les vides, pour finir par avoir parfois trop courbé l’échine. La finalité n’est peut être pas l’essentiel, mais plus y parvenir en essayant de s’appliquer… le paradoxe de vivre simplement dans un monde compliqué.


Alors je ris de moi, de toi, du monde qui m’entoure, on pleure pour certaines raisons, heureusement qu’on peut rire de tout. Je ne gage pas à être connu, ni même à être apprécié, juste serrer le bonheur dans mes bras, pourquoi se suffire de le caresser. Laisser une trace avant d’être soustrait des autres, avant de disparaître, même si parfois perdu entre deux je, celui que je suis et celui que j’aspire à être. En retard sur mon époque, donc véritablement jamais à l’heure, un millier de raisons pour être ici, un million pour être ailleurs.



Simon

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