Les faits papillon

novembre 3, 2009

 » Cupidon est aveugle mais une de ses flèches t’as touché. Dans la matrice il y a eu un bug, ta lucidité est partie se coucher  » – Soklak.

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 9:55

On passe notre temps à se croiser, à s’entasser dans les transports en commun, à ignorer le monde qui nous entoure posant occasionnellement notre regard sur certain, sur certaine qui nous conduiront à l’horizon lointain ou sur une route incertaine. Sur cette dernière je me suis souvent perdu, entre histoire sans fond, sans fin puisque sans début. De tous les maux, ceux d’amour restent les seuls que ma plume ne peut expier, et pourtant en tête tant de bon moment me coupant encore le souffle, m’empêchant presque de respirer.

J’ai entendu que « Les histoires d’Amour c’est comme les voyages en train ». A force de retards , mon cœur s’est mis en grève. De toute façon, disent-elles, aime-moi ou crève. On attend de chaque aventure qu’elle nous fasse respirer et, une fois sa saveur inspirée, tes mots doux à l’oreille soufflés, le cœur finit par s’essouffler. Parce qu’en vrai, on ne sait pas de quoi demain sera fait. Alors ensemble on le fait, et au pied d’un lit défait, on pense à nos folies, regrettant leurs méfaits. Il n’empêche qu’on le refait. On s’assure que demain c’est loin, que le cœur chavirera pour un nouveau cap, et on prie pour que jamais nos bêtises ne nous rattrapent.

On en écrit des lettres, on le pratique ou le vit, il a poussé certain à vivre d’autre à s’ôter la vie, je l’aborde la plume entre mes larmes et mon sourire, entre mes vagues à l’âme et mes souvenirs. J’ai souvent crié son nom, prôné ses lettres de noblesse, préférant garder en tête les bons moments que les mots qui blessent.

Place à la facilité, on laisse les sentiments librement s’exprimer. Amoureux rompu à l’idée de blesser, en réalité c’est ton cœur qui va être délaissé. Lesté à croire qu’aimer c’est avant tout partager, j’ai vu des égoïsmes s’exprimer, des attentions s’abimer, des sentiments périmer dans ces cauchemars à jamais imprimés. J’suis pas fan des relations avec date d’expiration, et me pose souvent des questions. Profiter ou se poser, copuler ou s’reposer, se cacher ou s’exposer. Mais tout homme fort a un cœur faible, et quand réfléchir fatigue, on pose sa tête sur le sable et on se laisse aller aux vagues.

Si le cinéma en dresse une image à l’eau de rose, il alimente ici les battements de mon cœur, retranscrit, en prose. Je n’ai ni l’art ni la manière, je me contenterai de ma maladresse, sans être de ceux qui pensent aux conséquences, plutôt du genre à foncer tête baisée même à sens inverse.

Constamment secoué est notre vécu, l’amour obsède chaque âme déçue. Si on dit qu’il rend aveugle, la trahison rend la vue. Prisonnier de la colère, mon cœur est en garde à vue. En quête de libération, j’ai d’abord trouvé la liberté. Je n’ai jamais semé l’Amour pour récolter la Haine. Très vite le passionnel devient superficiel. Quand le diamant se change en pierre, qu’on se ment jusqu’aux viscères, la lumière s’enfonce sous terre, place au mensonge et à l’éphémère.

On peut être heureux de rien, le malheur n’écarte pas ceux qui ont tout, se contenter de peu aura surement était notre meilleur atouts, les médisants au placard on les enmerde tous. Jamais de demi-mesure, pour vivre heureux on vivra caché ou alors on vivra libre, et pour ceux qui mettent des battons dans les roues j’tourne la page, inutile de changer d’livre. Ma reconnaissance va à chacune d’elles, encore présente ou non dans ma vie, elles ont fait hier ce que je suis devenu aujourd’hui, et peu importe si c’est en m’embarquant dans des pièges à éviter, des avances à décliner, des promesses sans vérité, ou en me faisant voguer vers l’horizon, à l’origine de mes sourires et pour vivre, me donnant une raison. Ces rimes sont pour chacune d’entre elles, à aucune en particulier j’m’adresse, considère ceci comme une lettre ouverte, sur l’enveloppe un tampon « inconnue à cette adresse ».

L’âme en proie à des tragédies, on naît acteurs à ce qu’on dit. Dans ce film qu’est ma petite vie, c’est chacune de ses actrices que je remercie. Aussi bien celles que j’ai chéries que celles qui m’ont menti. Des hypocrisies aux mille et une folies, c’est à l’aune d’un tout qu’une relation s’apprécie. Tôt ou tard, la réalité succède à ces fantaisies et le cœur s’accorde quelques anesthésies. S’il faut oublier pour aimer, n’hésite pas et opte pour l’amnésie

On le connait sous plusieurs formes qu’il soit inattendu, passionnel ou camouflé, il existe sans code, sans norme, il te fait voyager si bien qu’j’en ai encore le cœur essoufflé. Mais ne vous détrompez pas, si il a réussi à me faire exposer le blanc de ma dentition, il aura humidifié ma rétine, laissé un gout salé au coin des lèvres lorsque le cœur en rétention, dans les mains de celle qui jonglera avec ou en prendra soin avec précaution.

Simon & Moussa

Publicités

Introduction

Filed under: Uncategorized — lesfaitspapillon @ 9:53

Blog né d'une discussion un soir étoilé, on compte sur ta lumière pour le faire briller.

Au commencement était le verbe. Exacerbé par l’être humain, un cœur entre ses mains, le verbe conjugué et mal jugulé éveilla deux esprits subjugués. Ils accouchèrent d’une écriture, s’armèrent de deux claviers en rupture.

Loin de nous la prétention de la vérité absolue ou de la science infuse, diffuse juste une conscience, poétisée par la plume pour substituer l’éloquence. Notre seule inspiration couplée à l’encre de nos bics, les yeux fixés vers l’horizon, spectateurs d’un monde oblique, la simple recette à l’origine d’une infinie succession de rimes.


Deux plumes éprises de justice, parfois reprises de justesse, désabusées par un monde diforme, aiguisèrent leurs formes. Entre une ligne et deux virgules, les idéaux débordent de notre bulle. Rêver d’un nouveau monde peace ou accoucher de toutes ses immondices. Le dilemme relève du sacrifice.

Associer les figures de styles et les formes pour dissocier les normes, s’éloigner de la normalité pour rejoindre l’original, un duo de poètes sous perfusion musicale. Pas de surplus juste du vécu à distiller, du bout du stylo pas de phrase stylée, on respire la vérité et l’authenticité s’en expire. Pas là pour se plaindre du monde qui nous entoure, on s’en inspire, loin de nous l’idée de pouvoir le sauver, simplement l’écrire.

Un faible bagage, une valise en bas âge, et deux plumes qui multiplient les hommages. Hip Hop, débats sur les Street Shop, et des Lolipop plein le Ipod. Blog Game? Vire tes anglicismes, sinon c’est l’ostracisme. Pas le temps de jouer, car pas de jeu, un seul enjeu: substituer le Nous au « je ».

Nulle prétention de marquer un tournant à notre époque, on jette un pavé dans la marre des millions de blogs glauques. Blog né d’une discussion un soir étoilé, on compte sur ta lumière pour le faire briller.


Si la nuit porte conseil, on est rempli de la sagesse de nos insomnies, enfants oubliés par le marchand d’sable, en constante quête de musicalité on fait danser nos vocables. L’idée est simple, une combinaison d’incompatibles à la rime acerbe, en quête du maniement parfait du verbe.


Satisfaits si la forme t’attire, c’est sur le fond qu’on transpire. La devise: respirer la vérité et espérer la mériter. On espère que ton aller ici sera sans retour. Sur ce, bon détour.

Moussa (Moussdu84) feat. Simon (Hiphopment-votre)

« Page précédente

Propulsé par WordPress.com.